
Il existe, dit-on, depuis 1994. C'est un plasticien, Marq Tardy, qui en revendique la création. Tous les Avignonnais -ou presque- le connaissent et les touristes s'y arrêtent régulièrement pour le photographier et se demander si c'est de l'art... ou du cochon! Adossé à la prison Sainte-Anne, ce "mur des offrandes" comme l'ont baptisé les riverains du quartier Banasterie, verrait son avenir menacé par la "destruction-reconstruction" d'un hôtel de luxe en lieu et place de la prison. Un Marriott 5 étoiles qui ne verrait sans doute pas d'un bon oeil cet étalage d'objets hétéroclites. Des chewing-gums font office de "colle" pour tenir ses ex-votos des temps modernes. Aussi, lorsque le projet de la prison a été annoncé, Michel Benoit, riverain blogeur du quartier a lancé une pétition en ligne (et en papier) pour "sauver" ce mur.
Aujourd'hui, Marie-Josée Roig, maire d'Avignon, répond favorablement à la demande de Michel Benoit en provoquant une réunion, la semaine prochaine, avec le directeur de la société Générim dans le but de "lancer une réflexion" autour de la conservation de ce mur.
"Le mettre sous cloche, c'est le tuer"
Pour Michel Benoit, pas question de mettre ce mur sous cloche "ce serait le tuer". Témoignage hyperlocal de la "foi des gens", le mur doit, selon le riverain, "rester dans son jus". "C'est une manifestation spontanée de la foi humaine sans connotation religieuse. C'est de la foi pure" pour le défenseur du mur. "Il faut qu'il continue de vivre voire même de mourir si plus personne en l'alimente".Sur son site, des commentaires laissent aussi entendre que ce mur n'est qu'un "dépotoir" insalubre et que le conserver serait une ineptie. Le débat est ouvert.
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